Je tiens à le dire dès le début : la thérapie est précieuse.
Elle aide, elle soutient, elle éclaire.
Mais pour certaines personnes — et j’en fais partie — quelque chose d’autre fonctionne différemment.
Quelque chose de plus simple.
Plus lent.
Moins verbal.
La randonnée.
Ce n’est pas une opposition à la thérapie.
C’est une expérience personnelle.
Et pendant longtemps, je n’aurais jamais imaginé dire cela.
Pourtant, marcher en pleine nature a transformé mon rapport à mes pensées d’une manière que des heures de réflexion n’avaient jamais réussi à produire.
Voici pourquoi.
1. La thérapie fait parler… la randonnée fait respirer
En thérapie, on parle.
On analyse.
On explique.
On revisite le passé.
C’est utile. Parfois indispensable.
Mais quand l’esprit est saturé, analyser davantage peut devenir épuisant.
On comprend… sans forcément se sentir mieux.
La randonnée agit autrement.
Elle ne demande pas de comprendre.
Elle demande de respirer.
Marcher sur un sentier, écouter le vent dans les arbres, sentir le sol sous ses pieds… tout cela crée un espace mental que les mots ne parviennent pas toujours à ouvrir.
Ce n’est pas une réflexion.
C’est une respiration.















