Équipement de cyclisme en été : l’erreur invisible de la sous-couche

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La révélation : Comment une mauvaise sous-couche bloque l’évaporation et fait grimper votre température de 1°C

Le mécanisme de la sueur : le climatiseur naturel du cycliste

Pour comprendre l’erreur, il faut revenir à la biologie. Lorsque vous roulez à vélo, vos muscles génèrent une quantité massive de chaleur. Pour éviter que vos organes ne surchauffent, votre cerveau active le climatiseur le plus efficace de la nature : la sudation.

Mais attention, ce n’est pas le fait de transpirer qui refroidit le corps. C’est l’évaporation de la sueur au contact de l’air de course (le vent relatif) qui dissipe la chaleur de votre peau.

Si vous portez un sous-maillot d’été en tissu synthétique classique ou trop épais, le mécanisme se grippe. Au lieu de s’évaporer, la sueur est emprisonnée dans les mailles du sous-maillot. Le tissu s’imbibe, sature, et crée une pellicule d’eau tiède et stagnante entre votre peau et votre maillot principal.

[Sueur emprisonnée] ---> Évaporation impossible ---> Effet "sauna" ---> Surchauffe musculaire

Le chiffre scientifique : +1°C de température interne

Les études en médecine thermique appliquée au cyclisme démontrent qu’une évaporation bloquée par une mauvaise superposition de vêtements peut faire grimper la température interne du corps de 0,8°C à 1,2°C supplémentaires lors d’un effort soutenu.

Cette augmentation thermique force votre cœur à battre plus vite pour envoyer du sang vers la peau afin de la refroidir, au détriment de vos jambes. Vos muscles, privés d’une partie de leur apport en oxygène, accumulent l’acide lactique deux fois plus vite. Vous surchauffez, et vos cuisses se bloquent.

Faut-il pour autant rouler torse nu sous son maillot ? Rendez-vous page 3 pour l’exception technique qui change tout.