2. La physique du désastre : la vitrification thermique des résines
Pour comprendre le danger, il faut observer ce qui se passe à l’intérieur de votre étrier. Les plaquettes de frein de votre vélo (particulièrement les modèles organiques en résine) sont conçues pour mordre le disque d’acier sur de courtes périodes. Lorsque vous freinez fort et relâchez le levier, l’air ambiant refroidit instantanément le disque et l’étrier.
À l’inverse, si vous gardez les freins légèrement serrés pendant plusieurs kilomètres, la friction constante génère une chaleur qui ne s’arrête jamais. La température de l’étrier monte en flèche, dépassant fréquemment le seuil critique des 200°C. À cette température, la surface de la résine de la plaquette fond littéralement, cuit, puis durcit en refroidissant pour se transformer en une couche extrêmement lisse, dure et brillante, semblable à du verre. C’est le phénomène redouté de la vitrification (ou glaçage).














