Les 20 premières minutes : l’erreur de rythme fatale qui garantit une fringale en fin de sortie longue

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Vous avez préparé vos bidons avec soin, calculé vos apports en glucides, et pourtant, après trois ou quatre heures de selle, le scénario se répète. Vos forces vous abandonnent d’un coup, vos jambes deviennent lourdes comme du plomb, et vous finissez la sortie à l’agonie, victime d’une terrible fringale.

Et si ce calvaire n’avait rien à voir avec ce que vous avez mangé durant la sortie, mais trouvait sa source dans les vingt premières minutes de votre effort ?

Cette habitude, partagée par une immense majorité de cyclistes, sabote silencieusement vos réserves d’énergie avant même que vous n’ayez atteint la première difficulté du parcours.

1. La physique de l’échauffement : pourquoi votre corps a besoin de temps pour brûler du gras

Pour comprendre ce phénomène, il faut observer comment notre corps produit de l’énergie. Nous disposons de deux carburants principaux : les glucides (les sucres, stockés sous forme de glycogène dans les muscles et le foie, en quantité très limitée) et les lipides (les graisses, quasi inépuisables).

Au repos et à très faible intensité, votre corps utilise principalement les lipides. Mais pour activer cette filière de combustion des graisses, l’organisme a besoin de temps : il doit dilater les vaisseaux sanguins, augmenter la température musculaire et mettre en route tout un arsenal d’enzymes. Ce processus d’adaptation prend environ 15 à 20 minutes.

Si vous partez trop vite, vous forcez votre corps à court-circuiter cette mise en route naturelle et à puiser instantanément dans son précieux (et très limité) réservoir de glycogène.

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