Soyons honnêtes avec nous-mêmes. Nous aimons tous l’idée de la grimpe. Nous aimons la vue au sommet. Nous aimons le sentiment d’avoir conquis le col. Mais personne n’aime vraiment l’agonie, les jambes qui brûlent, les yeux qui sortent de la tête et la lutte pour survivre à 40 tr/min sur une rampe à 15 %.
Pendant des décennies, le monde du cyclisme sur route a vénéré l’autel de la « souffrance ». Nous avons accepté l’idée que pour gravir des montagnes escarpées, il fallait endurer le purgatoire de braquets inadaptés, où notre cadence meurt, nos muscles hurlent et où l’on remet en question notre existence même en tant que cycliste. Nous avons bricolé avec des pédaliers « compacts » et « mi-compacts », en essayant de trouver un équilibre délicat entre un développement suffisant pour ne pas mouliner dans les descentes et un braquet assez souple pour survivre aux pourcentages à deux chiffres.
Et généralement, on échoue. On se retrouve soit à mouliner dans le vide sur une descente à 5 %, soit à se pulvériser les genoux sur un mur à 10 %.
Mais ces jours sont peut-être comptés. Un « ratio magique » émerge actuellement des laboratoires d’ingénierie au Japon, et il est sur le point de changer notre relation avec la gravité. Bienvenue dans l’ère de la transmission monoplateau (1x) 13 vitesses sans fil.















