Ce que ça change pour un acheteur comme moi
Quand j’ai compris ça, j’ai relu la fiche technique de mon propre vélo autrement. Le poids “record” affiché fièrement par la marque n’était pas la limite de leur technologie. C’était la limite fixée par un règlement vieux d’un quart de siècle, que même certains ingénieurs du secteur jugent aujourd’hui dépassé, en particulier pour les coureuses et les coureurs de petit gabarit, pour qui un vélo standardisé à 6,8 kilos représente une contrainte bien plus lourde, proportionnellement, que pour un grand gabarit.
Ce qui semblait être une prouesse d’ingénierie n’était en réalité, en partie, un exercice d’équilibriste réglementaire : construire le cadre le plus performant possible, puis ajouter du poids intelligemment, dans les roues, dans des composants renforcés, plutôt que de simplement le “gâcher” avec du plomb.
Mon vélo à 9000 euros n’est donc pas la limite de ce qui est technologiquement possible. C’est la limite de ce qu’un règlement de l’an 2000 autorise à faire rouler officiellement.














