🛑 2. Le piège de l’effet “camisole” des épaules contractées
Lorsque la fatigue s’installe dans une ascension, le premier réflexe de compensation est de se crisper sur son guidon. On agrippe les cocottes avec une force démesurée, ce qui entraîne une réaction en chaîne dévastatrice pour la ventilation : les coudes se verrouillent en extension complète, les trapèzes se contractent, et les épaules remontent vers les oreilles.
Cette posture crée ce que les kinésithérapeutes du sport appellent l’effet “camisole”. En figeant la ceinture scapulaire (les clavicules et les omoplates), vous transférez tout le travail respiratoire sur les muscles accessoires du cou (les scalènes et les sternocléidomastoïdiens).
Ces petits muscles s’épuisent en quelques minutes. La cage thoracique ne peut plus s’écarter latéralement, et vous vous retrouvez à haleter de manière totalement inefficace, incapable d’activer le bas de vos poumons là où les échanges gazeux sont les plus riches.














