Le mystère du “coup de pompe” de la deuxième heure
Tout avait pourtant bien commencé. Les jambes étaient légères, le rythme était fluide, et vous preniez soin de boire régulièrement une gorgée d’eau toutes les 10 à 15 minutes, respectant à la lettre le fameux dicton : “Il faut boire avant d’avoir soif”.
Pourtant, la montre passe la barre des 2 heures de vélo, et le scénario catastrophe s’installe. Vos quadriceps deviennent lourds, une sensation de fatigue générale vous envahit et votre puissance s’effondre. Vous avez l’impression d’avoir les jambes “coupées”.
La majorité des cyclistes attribuent immédiatement ce coup de fatigue à un manque d’entraînement ou à une mauvaise gestion des glucides (l’hypoglycémie). C’est une erreur d’analyse.
En réalité, le coupable est une erreur d’hydratation cachée induite par le dicton même que vous essayiez de suivre. En buvant trop, trop tôt, et de la mauvaise manière, vous avez saboté la chimie profonde de vos muscles.
Le piège de la sur-hydratation passive
Boire de l’eau pure en grande quantité dès le début d’une sortie longue sous prétexte d’anticiper la déshydratation est un réflexe naturel, mais biologiquement contre-productif. Au lieu de protéger votre organisme, ce comportement crée un déséquilibre invisible dans votre sang qui va directement paralyser vos fibres musculaires au bout de 120 minutes de selle.
Découvrez en page 2 le phénomène scientifique exact de ce blocage musculaire et le micro-ajustement d’hydratation recommandé par les nutritionnistes du sport.















