C’est le premier achat de tout randonneur débutant. Avant même de regarder les sacs à dos ou les vestes, on se dirige vers le rayon des chaussures avec une idée fixe en tête : “Il me faut de grosses chaussures montantes pour bien me tenir la cheville.”
Vous repartez alors avec une paire de “tanks” pesant près d’un kilo chacune, dotée d’une semelle inflexible et d’une tige rigide qui remonte jusqu’au bas du mollet. Vous vous sentez en sécurité, prêt à affronter la montagne.
Pourtant, à la fin de votre randonnée, vos jambes sont des enclumes. Vos quadriceps brûlent, vos genoux vous lancent à chaque pas en descente, et vos hanches sont douloureuses. Vous mettez cela sur le compte du dénivelé ou d’un manque d’entraînement.
La réalité est bien différente, et la science du mouvement est formelle : votre équipement de sécurité est en train de vous épuiser.
En voulant bloquer votre cheville par peur de l’entorse, vous venez de détruire la biomécanique naturelle de votre corps. Voici pourquoi la chaussure de randonnée rigide est souvent une erreur monumentale, et comment la révolution de la chaussure souple peut vous redonner des ailes.














