Il y a quelques années, j’ai traversé une période que je qualifierais sans hésiter de l’une des plus sombres de ma vie. Un de ces moments où l’on se sent vide, dépassé, sans énergie ni envie de se lever le matin. Pour beaucoup, cela ressemble à une dépression ; pour moi, c’était un brouillard permanent qui m’empêchait de voir la moindre lueur d’espoir.
Et puis, un jour, presque par hasard, j’ai enfilé une vieille paire de chaussures de marche, j’ai pris un sac à dos trop lourd et je suis sorti de chez moi. Sans but précis. Sans plan. Juste pour marcher.
🥾 Mettre un pied devant l’autre : le premier pas vers la guérison
La première randonnée n’a pas été un exploit. Quelques kilomètres seulement, dans un petit bois près de chez moi. Mais ce simple geste — sortir, respirer, avancer — a planté une graine dans mon esprit.
Petit à petit, j’ai commencé à comprendre que marcher était bien plus qu’un exercice physique. C’était une forme de thérapie silencieuse. À chaque pas, mes pensées s’organisaient. Mes angoisses se faisaient plus légères. Mes larmes coulaient parfois en chemin, mais je revenais toujours avec le cœur un peu plus léger.














